Fiscalité 

Principe

Pour la déclaration fiscale de 2011, il faut tenir compte des droits bruts notifiés en 2010. Il peut s'agir de droits d'auteur bruts calculés en 2010 par une maison d'édition (pour des œuvres vendues en 2009) et/ou il peut s'agir des droits de reprographie bruts calculés par une société de gestion de droits (ex. Assucopie) en 2010. Si le précompte a été correctement retenu à la source (éditeurs, sociétés de gestion de droits) et si les montants additionnés de vos droits ne dépassent pas 51 920 €, vous n’avez plus à indiquer ces montants dans votre déclaration fiscale.

Les revenus liés aux droits d'auteur et de reprographie sont considérés comme revenus mobiliers.

(Avant l'application du nouveau régime fiscal pour les droits d'auteur (01.01.2008), le Ministère des Finances interprétait parfois différemment la législation : les droits pouvaient être repris en revenus divers ou en profits).

 

Nouvelle loi sur la fiscalité des droits d’auteur

1. Les revenus de droits d’auteur et de droits voisins, y compris les droits de reprographie (de 0 à 37 500 €, indexés à 51 920 € pour les revenus perçus en 2010) sont considérés comme des revenus mobiliers.
(dossier complet : La déclaration fiscale des droits d'auteur)

Ils sont à déclarer dans la partie 2 – cadre XIV – D. – point 2 . Ne pas oublier de joindre dans une annexe, le calcul des droits et des frais forfaitaires (voir point 2 ci-dessous).
Attention ! Si vous avez l'intention de remplir une déclaration sur papier et que vous n'avez pas reçu la partie 2, n'oubliez pas de la demander à l'administration fiscale.



Exemple : Revenus (bruts) : 2500 euros -> droits d'auteur reçus de l'éditeur + droits de reprographie reçus d'Assucopie
                   Frais : 1250 euros (2500 € * 50%) -> à calculer suivant le système des frais forfaitaires présents ci-dessous

2. L’impôt sur les revenus de droits d’auteur est perçu sous la forme d’un précompte mobilier libératoire de 15% retenu à la source (par les sociétés d'édition et/ou par les sociétés de gestion de droits, ex. Assucopie) et calculé après déduction de frais forfaitaires selon un système dégressif.

Tranches de revenus

Indexés pour les revenus de 2010

Indexés pour les revenus de 2011

Frais forfaitaires

0 € à 10 000 €

0 € à 13 840 €

0 € à 14 140 €

50 %

10 000 € à 20 000 €

13 840 € à 27 690 €

14 140 € à 28 280 €

25 %

20 000 € à 37 500 €

27 690 € à 51 920 €

28 280 € à 53 020 €

0 %

La tranche de revenus supérieurs à 37 500 € (51 920 € indexés pour les revenus perçus en 2010) est considérée comme des revenus professionnels et soumis au taux d’imposition applicable à ces revenus.
Ce qui signifie que les droits d’auteur qui ont un caractère professionnel seront imposés partiellement comme revenus mobiliers et partiellement comme profits.

Note - Les prix attribués pour des œuvres scientifiques ou éducatives sont exonérés d'impôts aux conditions fixées par la loi. La partie du montant d'un prix qui dépasse 3 000 euros est à déclarer.

Droits d'auteur, de reprographie et IPP

Si le précompte mobilier libératoire a pu être intégralement prélevé par les débiteurs, il n'y a pas lieu d'inscrire les droits d'auteur dans la déclaration IPP

Déclaration des droits d'auteur et de reprographie
par une personne physique (Déclaration IPP)

Imposition sous forme d'un précompte mobilier libératoire de 15%

Revenus mobiliers

Jusqu'à 37 500 € (indexés)
- droits à déclaration obligatoire si le précompte mobilier n'a pas entièrement été retenu à la source
- droits à déclaration facultative si le précompte mobilier a entièrement été retenu à la source

Revenus professionnels

Au-delà de 37 500 € (indexés)


Note - Les prix, subsides... aux savants, écrivains... payés par des pouvoirs ou organismes publics sont imposables seulement pour ce qui excède 3 250 €.


Déduction des frais pour des revenus déclarés comme droits d'auteur

Il est possible de déduire des frais pour des revenus déclarés comme droits d'auteur.

Frais réels [ pour des revenus mobiliers ou des revenus professionnels ]
Le montant des frais réels, dont on peut apporter les preuves, sont à mentionner. Le détail de ces frais devrait figurer dans une annexe (ex. : photocopies, téléphone, déplacements vers la maison d'édition, revues spécialisées - pour autant que ces mêmes frais n'aient déjà pas été repris dans la partie 1 -…)
Frais forfaitaires [ pour des revenus professionnels ]
Les frais forfaitaires de revenus professionnels impliquent un calcul préalable.

Revenus situé entre (revenus 2010)
Frais forfaitaires
Revenus situé entre (revenus 2011)
Frais forfaitaires
0 € et 5 190 € 28,7 % 0 € et 5 300 € 28,7 %
5 190 € et 10 310 € 10 % 5 300 € et 10 530 € 10 %
10 310 € et 17 170 € 5 % 10 530 € et 17 530 € 5 %
17 170 € et 58 685,50 € 3 % 17 530 € et 60 060 € 3 %
  Avec un maximum de 3 590 €   Avec un maximum de 3 670 €

Perception
de droits d'auteur en étant pensionné


Étant pensionné, le cumul d'une pension de retraite et de droits d'auteur est autorisé sans limitation de revenus.
"Sans limitation, le calcul d'une pension de retraite avec revenus provenant d'une activité professionnelle consistant dans la création d'œuvres scientifiques ou en la réalisation d'une création artistique n'ayant pas de répercussion sur le marché du travail et pour autant que l'intéressé n'ait pas la qualité de commerçant (au sens du code de commerce)".


Note :
En tant que fonctionnaire pensionné, l'activité qui procure des droits d'auteur peut être exercée  moyennant déclaration préalable !
Si l'activité est régulière ou répétée, si l'activité est proche de l'ancienne profession, ces droits pourraient souvent être considérés comme des revenus professionnels.
http://sdpsp.fgov.be/sdpsp/faq/faq_903.htm

Auteur et ONSS

L'article 5 de l'AR du 27/07/1967 organisant le statut social des indépendants stipule que "les journalistes, les correspondants de presse et les personnes qui jouissent de droits d'auteur ne sont pas assujettis au présent arrêté, s'ils bénéficient déjà, à quelque titre que ce soit, d'un statut social au moins équivalent à celui organisé par le présent arrêté."

Ex. -  1.  Un auteur, enseignant, qui relève du Ministère de l'éducation, ne doit donc pas cotiser à une                  caisse d'assurance sociale puisqu'il bénéficie déjà d'un statut social suffisant.
            2.  Un traducteur indépendant doit normalement cotiser à une caisse d'assurance sociale (ONSS).

Non-accord avec le fisc

- Il est important de réagir rapidement (dans les 3 mois de l'envoi de l'avertissement-extrait de rôle). Il convient alors d'écrire une lettre motivée au directeur régional des contributions directes.

- Si l'on pense que le fisc pourrait considérer les droits à déclarer comme revenus professionnels et non comme revenus divers, il serait judicieux, avant de remplir la déclaration fiscale, de prendre rendez-vous avec l'administration fiscale pour pouvoir en discuter.